Anthologie littéraire - Mercure de France - 2019

Chimérique, prodigue, glouton, le cochon est ambivalent : on le chérit mais on le dévore. Il est aussi celui par qui le scandale arrive. Certains peuples goûtent sa chair, tandis que d’autres la condamnent. Dévorer la chair du cochon, plus qu’un festin, serait une transgression relevant à la fois de l’orgie et du sacrilège. Aujourd’hui, concentrés dans l’étuve de fermes-usines, les cochons sont devenus à la fois omnipotents et invisibles : présents dans les gommes à mâcher, les pâtes à tartiner et les crèmes de beauté, ils ont disparu de nos clairières et de nos campagnes.

 

Tour à tour indolents, lascifs, effrayants et merveilleux, dévoilant plus souvent les mystères des hommes que leur propre énigme, nous les retrouvons ici en compagnie de Paul Claudel, Juliette Noureddine, Jules Renard, Joris-Karl Huysmans, Guy de Maupassant, Varron, Victor Hugo, Michel Pastoureau, Jean-Paul Bourre, Emile Zola, Alphonse Allais, Marcela Iacub, Paul Verlaine et bien d’autres…

Textes choisis et présentés par Bruno Deniel-Laurent

Collection dirigée par Jean-Michel Decimo et Isabelle Gallimard

Récit - Magellan & Cie - 2017

Disséminés entre le Royaume du Cambodge et la République socialiste du Viêt Nam, les Chams sont les héritiers d’un empire disparu : le Champa. Les Khmers affirment que les Chams sont nés de l’union d’un chien et d’une truie, et leur prêtent de redoutables pouvoirs magiques. Quant à Pol Pot, le tyran rouge, il a bien failli les exterminer jusqu’au dernier. 

 

Cambodgiens sans être khmers, musulmans dans des pays majoritairement bouddhistes, les Chams balancent aujourd’hui entre leur participation à l’Ummah islamique et la fidélité envers la terre de leurs ancêtres. 

 

Ecrivain, reporter et réalisateur, Bruno Deniel-Laurent les fréquente depuis plus de quinze ans : évoquant l’étonnant destin de la diaspora chame et les péripéties de leur histoire mouvementée, il raconte le quotidien des musulmans fondamentalistes du Tabligh, part à la rencontre des Chams salafistes ou décrit d’étranges cérémonies islamo-chamaniques où il est question de médiums, d’esprits et de sacrifices...

Roman - La Table ronde - 2014

L'Idiot du palais est un roman d'apprentissage dont l'action se déroule à Paris, dans le palais d'un prince issu d'un émirat fictif (« L'émirat d'Oukbahr »). Le héros du roman est un jeune Français d'origine serbe, Dušan, qui chargé de pourvoir aux fantasmes du prince d'Oukbahr va être pris sur le fait de ses contradictions.

Basé sur des éléments réels, le premier roman de Bruno Deniel-Laurent, sorti à l'occasion de la rentrée littéraire de 2014, a été l'objet de nombreuses recensions dans la presse. Le Figaro littéraire l'a retenu avec neuf autres premiers romans de la rentrée littéraire. La Société des gens de lettres l'a choisi avec quatre autres romans dans le cadre de sa sélection des « nouveaux talents littéraires ». Le livre a figuré sur la liste de plusieurs prix, dont le « Grand Prix du premier roman » de la Société des gens de lettres et la « Bourse de la découverte » du Prix Prince-Pierre-de-Monaco.

L'idiot du Palais a aussi été chroniqué, entre autres, par André Rollin dans Le Canard enchaîné, par Pierre Jourde dans Le Nouvel Observateur, par Christian Authier dans L'opinion indépendante, par Gérard Guégan dans Sud Ouest, par Sébastien Lapaque dans Le Figaro littéraire et par Pierre Maury dans le quotidien belge Le Soir.

Lecture/montage du premier chapitre de L'Idiot du Palais

Essai - Max Milo - 2014

Éloge des phénomènes est un essai de Bruno Deniel-Laurent consacré aux questions liées à la trisomie 21 et à l'eugénisme.

 

Éloge des phénomènes se veut un plaidoyer en faveur des enfants trisomiques et une critique de l’« eugénisme d’État ». Inscrivant son essai dans les courants écologistes et critiques - inspirés par les œuvres de Günther Anders, Ivan Illich ou Jacques Ellul -, Bruno Deniel-Laurent dénonce les théories du transhumanisme et de l'« homme augmenté » qu'il assimile au « technolibéralisme ».

 

Le livre a été l'objet de nombreuses recensions dans la presse et les médias. L'écrivain Sébastien Lapaque lui a consacré un article dans l'hebdomadaire La Vie, décrivant Éloge des phénomènes comme un « émouvant plaidoyer pour une humanité fragile, tragique et bigarrée ».

 

9 questions posées à Bruno Deniel-Laurent

à propos de son essai Éloge des phénomènes

Anthologie littéraire - Mercure de France - 2016

Le Goût de l'Anjou est une anthologie littéraire publiée en septembre 2016 au sein de la collection « Le Goût de » éditée au Mercure de France par Jean-Michel Décimo et Isabelle Gallimard.


Le livre se compose de trente textes, choisis et présentés par Bruno Deniel-Laurent, qui évoquent divers aspects de l'Anjou.

L'anthologie rassemble des écrivains classiques (Honoré de Balzac, Julien Gracq, Joachim Du Bellay, René Bazin, etc.) et des plumes contemporaines (Alix de Saint-André, Philippe Nédélec, Antony Heulin, etc.).

128 pages - 8, 90 €
ISBN : 978-2-7152-4327-9

Essai - Siloë - 2011

L'Anjou en toutes lettres est un essai littéraire de Raphaël Bodin et Bruno Deniel-Laurent publié en décembre 2011 aux Éditions Siloë.
 

Présenté comme un dictionnaire amoureux de l'Anjou, il se compose d'une soixantaine d'entrées consacrées à divers aspects de la région angevine. Parmi les entrées, on trouve des personnalités liées à la région (David d'Angers, Titi Robin, Joachim Du Bellay, Philippe Muray, Patrick Dewaere, etc.), des spécialités locales (Bonnezeaux, rillauds, Cabernet d'Anjou, Cointreau, etc.), des anecdotes historiques et des réflexions sur l'Anjou libertin ou l'identité angevine.

Auteurs : Cancer! [collectif] 
Editeur : Fayard / Mille et Une Nuits
ISBN : 9782842057701 
EAN : 9782842057701

Ouvrage collectif - Mille et Une Nuits - 2003

Gueules d'amour est un ouvrage collectif de la revue Cancer! dirigé par Johann Cariou et Bruno Deniel-Laurent publié par Raphaël Sorin et Sandrine Palussière aux éditions Fayard / Mille et Une Nuits.

 

Quatrième de couverture : « Il semble entendu que Simone Weil est l'étude réservée de ses exégètes hagiographiques, qu'Otto de Habsbourg se résume aux commentaires concernés de Frédéric Mitterrand, et que l'on confine Romy Schneider aux contributions sirupeuses de Laure Adler ou Isabelle Giordano. Nul n'imaginait que de jeunes gens inconnus, étrangers aux cénacles et dont l'hérédité ne prédestine pas aux passe-droits, s'autoriseraient à traiter de personnalités reconnues, écrivains, acteurs, réalisateurs, athlète ou prince héritier. Avec cette volonté un peu folle de sortir ces figures des cellules de déférence où certains les enferment, ils rendent à ces gueules leurs contradictions et contrastes, parts d'ombre et part maudite, et les arrachent au ghetto des complaisances. 

 

A l'analyse, les cancéristes opposent les risques de l'intuition éclairée et, sans verser dans la morbidité, évoquent les spectres de leurs gueules d'amour. En compagnie des frangines du Pulp, ils savent que les funky people like to be dressed in black. Ils interrogent les fantômes mais ils s'adressent aux vivants.

 

Apparemment désunis et pourtant réunis au sein de ce recueil, ces portraits échappent aux logiques immédiates et mêlent des approches, des tons, des motifs différents. Collisions imprévues, correspondances secrètes, de Lartéguy à Joy Division, les liens se tissent : l'histoire de l'Autriche-Hongrie s'écrit ici sur un pattern kraftwerkien et Ian Curtis devient le frère d'armes de Drieu la Rochelle ; quant à Fernandel, métamorphosé en Minotaure Huileux des Labyrinthes Aillés, il apparaît en tourlourou d'opérette au beau milieu d'un colloque souverainiste. Le lecteur restera seul juge de ces exercices d'admiration. »

© 2019 - Bruno Deniel-Laurent